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 when you give me those eyes (poppy)

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Milo Connelly
HONNETE CITOYEN

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MessageSujet: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 2:25

that's the price you pay for temptation
Ils n’avaient besoin que de s’échanger un regard, à présent. Poppy et lui. Un seul regard pour savoir que leurs mondes s’enflammeraient dans le temps de le dire, dès qu’elle franchirait le pas de la porte de son bureau. Environ dix minutes après qu’il ait quitté la classe, qu’elle ait quitté la classe. Il ne savait pas où elle allait dans ce laps de temps d’interminable attente. Si elle errait dans les couloirs, douce diversion innocente. Si elle allait devant les miroirs se refaire une beauté pour lui alors qu’elle n’avait besoin que de ses yeux verts pour désarmer son cœur constamment au garde-à-vous. Si elle attendait, comme lui, ce moment durant lequel leurs corps s’uniraient de nouveau l’un à l’autre, après s’être réclamés pendant trois heures à jouer aux indifférents. Il le fallait, il fallait qu’ils jouent le jeu du détachement. Autrement, on les prendrait en flagrant délit de passion. Et ni l’un ni l’autre ne pouvait se le permettre, et encore moins Milo qui avait encore bien plus qu’elle à perdre dans cette dangereuse relation. Comment un sentiment pouvait-il être à la fois si envoûtant et si destructeur ? Pour elle, Milo risquait sa carrière bâtie à coups de nuits blanches et d’acharnement. Pour elle, Milo s’en foutait. Parce qu’elle savait exactement comment lui faire tourner la tête, dans tous les sens, dans toutes les directions, jusqu’à ce qu’il en perde le Nord. Il se perdait dans les chemins que ses doigts traçaient sur son corps dénudé. Le droit chemin n’était plus celui qu’il voulait emprunter quand elle était dans ses bras. Alors quand il entendit toquer à la porte, Milo redressa la tête, son regard se plongeant dans celui de Poppy. Qui d’autre ? Un léger retroussement à la commissure de ses lèvres. Juste assez pour qu’elle sache, qu’elle sache qu’il n’attendait que ça : la retrouver. Il se leva de sur sa chaise de travail, derrière son bureau. « Mademoiselle Hopkins. Des questions sur la séance d’aujourd’hui ? Entrez, je vous prie. » Les murs ont des oreilles, mais les professeurs dans les locaux d’à côté encore plus. Elle referma la porte derrière elle, et Milo s’approcha de la blonde, un sourire aux lèvres. « Tu semblais … distraite, agitée, aujourd’hui. Je peux peut-être aider à te sortir de tes pensées ? » Demanda-t-il en posant sa main dans le bas de son dos, la pressant un peu plus sur lui, contre lui. Leurs souffles se mêlaient déjà l’un à l’autre, cette proximité interdite embrasant déjà son corps tout entier.
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Poppy Hopkins
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 12:20

that's the price you pay for temptation
il ne t'en faut pas beaucoup. jamais. un regard croisé trop longtemps et il sait très bien qu'il va te retrouver derrière la porte de son bureau quelque temps plus tard, une fois ce cours terminé, une fois tout le monde occupé à faire autre chose que de se préoccuper à savoir qui va baiser et dans le bureau de qui. tu te mords délicatement la lèvre, tandis que vos regards s'entrecroisent et s'entre chocs. encore et toujours, passion brûlante au creux des reins. et tu t'es laissée piégée. ou alors peut-être que c'est lui. parce qu'au fond, ouai, t'es pas d'humeur. t'as pas envie de, juste, baiser. tu peux pas, putain. tu peux pas, en sachant qu'y' ce truc dans ton bide et que c'est tout autant sa faute que la tienne. ouai. faut être deux pour faire les bébés, nah ? on t'as toujours dit ça. même si maintenant y'a des nana qui font des gamins seules. putain de courage. toi tu l'as pas, ce courage la. toi t'es loin d'être courageuse, en réalité.
gamine un peu paumée.
le cours se termine enfin. insupportable attente. plus que dix petites minutes. tu passes devant lui comme si de rien n'était, semblant plongée dans une conversation téléphonique bien animée. c'est loin d'être réel. tout n'est que factice. sauf peut-être la passion habitant vos ébats. tes talons claquent sur le sol, tandis que tu te diriges vers les toilettes les plus proches. ton propre regard qui te semble bien trop terne. tes doigts glissent dans tes cheveux histoire de les arranger un peu. toujours paraître sûre de soit et prête à tout. tu essayes surtout, et espères, réussir à lui résister. chose bien moins certaine, d'un coup. ton poing vient s'abattre délicatement contre la porte de son bureau, ouvrant cette dernière dans la foulée. mademoiselle hopkins. des questions sur la séance d’aujourd’hui ? entrez, je vous prie. tu lèves les yeux au ciel. mascarade inutile, mais nécessaire. tu refermes la porte derrière toi. espace clôt qui vous permet tout vos écarts. son corps venant esquisser le tien, chaleur brûlante. tout tes sens sont en alerte, tandis qu'une main se pose dans le bas de ton dos. tu semblais … distraite, agitée, aujourd’hui. je peux peut-être aider à te sortir de tes pensées ? tu te pinces les lèvres. délicatement. tes mains se posent sur son torse et, tu uses de toutes tes ressources pour le repousser doucement. oh et puis ... tu viens piéger sa lèvre inférieure entre tes dents, provocatrice. bien trop sans doute. bien trop. mais non. tu peux pas. t'y arrives pas, putain. non. tu souffles simplement. voix incertaine. rare fois ou tu es incertaine, avec lui. tu t'écartes un peu. je ... peux pas. tu te mords l'intérieur de la joue. tu peux pas, en sachant que y'a ça qui continue de s'imposer en toi. sans te laisser le choix. sans vous laisser le choix.
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Milo Connelly
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 14:27

S’ils ne se posaient jamais de questions avant de se lancer dans les bras l’un de l’autre, si cette danse qu’ils connaissaient pourtant par cœur ne mettait jamais de temps à trouver son tempo, aujourd’hui marquait la première étape vers le changement. Et le changement, Milo n’aimait pas vraiment ça, pas quand ça touchait à ces relations qu’il affectionnait, ces relations qui le faisaient rêver, lui qui n’était pas rêveur. Il aurait voulu que rien ne change, jamais, entre Poppy et lui. Qu’ils puissent vivre cette interdite idylle éternellement, jusqu’à ce que leurs corps se lassent, se fanent. Il devait se rendre à l’évidence, Milo. S’il aimait la complexité et le danger de leur relation, il devait aussi vivre avec les conséquences qui en découlaient. C’était compliqué. Il était son professeur, elle son étudiante. Il avait trente-six ans, elle en avait vingt. Il avait eu le temps de se marier deux fois alors qu’elle n’avait encore rien vécu. Le corps de Poppy ne se fanerait pas, pas de sitôt, les rides de Milo avaient le temps de creuser et de sillonner son visage avant qu’elle ne perde de son éclat. Et encore. Poppy ne perdrait jamais de son éclat. Les mains de la jeune femme se posèrent sur le torse du professeur et, contre toute attente, elle exerça une faible pression qui suffit à le déconcerter constamment pour qu’il recule de deux pas, de trois pas. Et alors que la distance prenait le contrôle, la bouche de Poppy reprit ses droits sur celle de Milo, mordant sa lèvre inférieure. Il allait répliquer, il allait avancer ses pions sur la planche du jeu qu’elle venait de débuter, mais Poppy s’écarta à nouveau avant de lui laisser la chance de réagir. Il fronça les sourcils à ses paroles. Non, je peux pas. Quatre mots qui, joints les uns aux autres, formaient une cruelle mélodie. « Qu’est-ce que tu racontes ? » Il secoua doucement la tête, le regard marqué par l’incompréhension, un sourire confus aux lèvres, qui ne voulait pas y croire. « Tu le pouvais très bien, la semaine dernière, et l’autre d’avant, et d’avant … » Il aurait pu continuer longtemps, Milo, à remémorer à Poppy le nombre de fois où elle s’était laissée aller à cette douce folie. Il s’était approché, un pas, deux, et trois, rattrapant son retard sur elle. Il enferma le visage de la jeune femme entre ses mains, et plongea son regard dans le sien. « Qu’est-ce qui a changé ? » Parce que pour lui, rien. Rien ne changeait. Si ce n’était que son visage qui lui revenait de plus en plus souvent, dans ses songes nocturnes, dans ses rêves éveillés.
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 18:40

en temps normal, ton corps serrait déjà à moitié nu, pressé entre celui de milo et son bureau. ou le mur. ou enfoncé dans sa chaise. tu ne sais pas s'il y a un endroit dans cette pièce qu'il n'a pas soutenu vos ébats, d'une quelconque manière qui soit. tu te pinces délicatement les lèvres. tu ne peux pas, le cœur n'y est pas. est loin de l'être. et pourtant, t'essayes de faire comme si de rien n'était. t'essayes vraiment, de te laisser aller contre ses doigts, te laisser posséder une nouvelle fois, étouffant tant bien que mal gémissements et couinements contre la paume de ta main ou de la sienne. mais ... tu n'y arrives pas. tu termines par le repousser, soufflant simplement. tu te mords nerveusement la lèvre, tu croises les bras contre ta poitrine et te recroquevilles légèrement. cheveux blonds qui tombent devant ton visage. souffle qui se coince dans ta gorge, boule dans l'bide. qu’est-ce que tu racontes ? tu relèves un peu la tête et éloignes tes mèches de ton visage. tu le pouvais très bien, la semaine dernière, et l’autre d’avant, et d’avant … tu te pinces les lèvres en l'observant. t'as l'impression d'être l'adulte et lui le gamin qui réclame son du ... un soupir manque de s'échapper de tes lèvres tandis qu'il revient contre toi, qu'il t'enferme contre lui. ses mains encadrant ton visage. qu’est-ce qui a changé ? ton regard qui croise le sien, tes lèvres légèrement ouvertes dans ta réflexion et ses yeux que tu ne peux pas fuir. à l'aide. tu t'humidifies les lèvres et soupires doucement. moi. tu souffles. mon corps. il va changer. tu ajoutes, la voix tremblante. tu termines par te défaire de son emprise malgré tout, te pinçant les lèvres. je ... tu y arrives pas. à le dire. tout simplement. à prononcer ces mots. enceinte. grossesse. non. ça sort pas. et t'as pas d'autre moyen. ton sac à main (qui te sert de sac de cours, avec ses trois feuilles volantes et les deux stylos qui se battent en duel au fond) que tu viens fouiller pour en sortir le test, le poser sur son bureau. positif. putain. ça te donne toujours autant envie de pleurer. et de crier. et de le frapper. puis de dormir et de tout oublier. voilà. pourquoi. tu lâches simplement, fuyant son regard, fuyant un potentiel coup, de potentiels cris. la fin d'un truc qui était bien trop agréable. mais à trop jouer avec le feu, tu t'es brûlée les ailes, princesse.
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Milo Connelly
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 20:14

Ses mains, qui pressaient légèrement contre ses joues pour bien maintenir son visage face au sien, pour qu’elle ne cherche pas à baisser le regard, à se défiler du sien, se desserrèrent peu à peu. L’emprise n’était plus. Si la confusion se lisait sur le visage de Milo dès qu’elle l’avait repoussé, il se sentait encore plus désorienté maintenant qu’elle parlait de son corps changeant. De son corps qui allait changer. Un homme aussi impulsif, un homme aussi insouciant face à l’aspect amoureux de sa vie, ne songe pas automatiquement à ça. À une grossesse. À une petite chose qui grandissait en elle, et qui venait de lui. D’eux. Non, Milo avait des idées sordides qui lui traversaient l’esprit, et qui ne faisaient aucun sens si on tenait compte de la gravité dans l’attitude de Poppy. Arrêter d’aller à la salle de gym ou bien s’inscrire à un programme de fitness qui ferait d’elle madame muscles, ça n’avait rien de terrible. Ni l’un ni l’autre. Rien qui pourrait expliquer cette soudaine distance entre deux corps qui s’attiraient constamment. « Euhm, ok ? Tu sais bien que ton corps me fera rêver peu importe … » En quelque sorte. Sous certaines réserves. Mais Poppy recula, profitant du fait que les mains de Milo étaient retombées le long de son corps. Il resta interdit, un moment, la regardant fouiller dans son sac à main comme si sa vie en dépendait. Il avait peur de ce qui se trouvait à l’intérieur. Il n’avait aucune idée, mais il savait pourtant que la fin du monde tel qu’ils le connaissaient se trouvait au fin fond du sac. Milo redoutait le moment où elle en sortirait quelque chose. Il aurait voulu qu’elle ne dise rien, qu’elle ne vienne pas le retrouver ici aujourd’hui si c’était pour tout exploser. Lui larguer une bombe. Un ultimatum en forme de bâton de dynamite. Ou en forme de bâton de test de grossesse. C’était bien cela qu’elle venait de poser sur le bureau du professeur, dont le regard descendit lentement vers l’objet jusqu’à ce qu’il en discerne les barres positives. « Non … » Il secoua la tête, passant sa main dans sa barbe, fixant la croix rosée sur le petit écran, incapable de détourner son regard. Incapable de la regarder, elle. « Tu m’avais dit que tu prenais la pilule … » L’avait-elle vraiment dit ? Ou l’avait-il imaginé, pour son propre bien ? Milo et Poppy, ça remontait à quelques mois à présent, et le nombre de baises gravissait les échelons et ne se comptait même plus. Ils s’étaient perdus dans leur insouciance, peut-être même au point d’en oublier les bases. « Fuck. » Il releva enfin les yeux vers elle, sur elle. « Qu’est-ce qui nous dit que c’est le mien ? » Après tout, ils n’étaient pas exclusifs. Ils ne s’étaient jamais faits de promesses. Et si l’idée de la voir avec un autre le rendait forcément jaloux, là, il priait pourtant le ciel pour qu’elle ait été se blottir dans les bras d’un autre que lui.
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Jeu 1 Fév - 21:03

tu peux pas. t'arrives pas à te laisser aller comme d'habitude. pas quand tu sais ce qu'il se passe dans ton corps. pas quand y'a une putain de vie qui s'est imposée sans que t'aies le choix. ni même lui. parce qu'il l'a pas demandé, milo, à voir une gamine qu'il baise débarquer et être enceinte. il a rien demandé et toi t'es la, à lui imposer que ton corps va changer et ... huhm, ok ? tu sais bien que ton corps me fera rêver peu importe … remarque qui te fait rouler des yeux. nah. il ne dirait certainement pas ça s'il savait. s'il était au courant, bordel. non. ça te plaira pas. tu lâches simplement. parce que tu le sais, toi, que ça va pas lui plaire. tu le sais que ça va pas lui donner envie. tu le sais. t'en es certaine. intuition féminine. ou alors, ce serait vraiment étrange. carrément flippant. toi tu trouves ça flippant. mais toi t'es pas comme tout l'monde. parfois t'as l'impression d'être plus raisonnée que l'monde alors que t'es juste un peu plus rebelle que quiconque. bordel dans ta tête. dans ta vie. dans l'bide. ancré la, au plus profond. ça passe inaperçu. pour combien de temps ? t'en sais trop rien. puis. la bombe lâchée. test de grossesse sur son bureau, tandis que tu t'es échappée de son emprise et que tu t'es éloigné de lui. non … tu arques un sourcil. tu devrais bosser ton 'non' en général, c'est plus dramatique genre. comme dans les films quoi. tu lâches. sarcastique. provocatrice. c'est ta manière de te défendre, sur ce coup la. ta manière de te dire que, tout va bien. tu m’avais dit que tu prenais la pilule … tu te mords l'intérieur de la joue. ouai ... t'es censée. quand tu l'oublies pas, parce que t'es trop bourrée pour y penser. et t'as oublié d'foutre une capote. tu veux vraiment compter les points ? tu marmonnes plus pour toi-même qu'autre chose. fuck. qu’est-ce qui nous dit que c’est le mien ? tu le fixes. en colère. putain d'hormones. t'as vraiment l'impression de pas contrôler ton caractère et ça t'énerves encore plus. tu te rapproches de lui et ton poing s'abat faiblement contre son torse. t'as pas trop d'force toi. et tu peux pas te résigner à essayer d'lui faire mal. t'es vraiment con, putain. tu craches presque. p'être que c'est parce que c'est toi qui m'baises ces derniers temps et que c'est toi l'idiot qui oublie de mettre des putains de capotes ! tu ajoutes, les larmes montant soudainement à tes yeux. c'est ta faute putain. tu souffles dans un semblant de sanglot, t'éloignant à nouveau, te laissant tomber sur une chaise face à son bureau, ton visage enfouit dans tes mains et tes mèches barrant ton visage. tu veux pas affronter son regard. l'affronter. tout simplement.
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Milo Connelly
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Ven 2 Fév - 2:46

La réalité toute autre de celle qu’il s’était imaginée pour eux le claquait de plein fouet. Une monumentale gifle en plein visage. Milo ne savait plus comment se tenir, comment réagir. Il aurait eu envie de disparaître, mieux encore de reculer le temps et d’effacer. S’effacer. Regrettait-il ses ébats passionnés avec Poppy ? Regrettait-il d’avoir découvert son corps sous toutes ses coutures, de l’avoir aimée jusqu’au bout de ses doigts glissant sur sa peau ? Il hésitait, Milo, quant à son sentiment. Il avait l’impression d’être sorti de son propre corps et d’assister à la scène sans vraiment y appartenir. Il aurait préféré ce scénario. Ne pas appartenir à ce terrible chaos dans lequel ils s’étaient foutus, à l’aveuglette. Ils avaient été bien naïfs de croire que leur histoire pourrait demeurer aussi belle, sans marque, sans faux pas. Mais Poppy était bel et bien devant lui, et elle attendait une réponse, une réaction, mais tout ce qu’il trouva à faire, Milo, c’était de secouer la tête en ajoutant un non à cette négation pourtant bien assez visible déjà. Elle arqua un sourcil, Poppy, heurtée par l’attitude du professeur. Incapable d’affronter la vérité. « C’est bon, tu peux nous épargner tes remarques, là. » Lâcha Milo, agacé. Mais elle avait toutes les raisons du monde de se défendre contre la bête qu’il était tout d’un coup devenu. Et lui avait toutes les raisons du monde de se sentir lâche et coupable, cachant pourtant ces émotions derrière un masque de colère mêlée à une indifférence mal jouée. Il lui demanda alors si elle ne prenait pas la pilule. Il avait pourtant cru. Il s'était pourtant dit que. Que rien de tel ne leur arriverait jamais. « Les fois où j’en mets pas, j’m’attends à c’que tu m’arrêtes quand tu sais que t'as sauté ta pilule aux deux jours, pendant le mois. » Il secoua encore la tête, passant cette fois sa main dans ses cheveux. Il soupira, cherchant à mettre de l’ordre dans ses pensées. Tout se bousculait, là-dedans, et il sentait déjà le mal de tête l’envahir, mais c’était son cœur qui souffrait le plus. Et les papillons dans son ventre lui faisaient mal, ils l’écorchaient de l’intérieur. Quand Milo osa aborder l’hypothèse voulant que ça ne soit peut-être pas le sien, Poppy s’approcha de lui et abattit son faible poing contre son torse un peu moins bombé qu’à l’habitude. Il ne faisait plus le fier, Milo. « Ne mets pas tout ça sur moi, putain ! On est deux dans ce beau merdier ! » Lança-t-il, la regardant s’éloigner avec fureur dans le regard. Il la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle prenne place sur une chaise, et là, il répéta, dans un murmure : « On est deux. » Il resta debout, malgré ses jambes tremblantes qui menaçaient de lâcher à tout moment. « Poppy. Personne ne peut le savoir. » Ça sonnait presque comme une menace, un avertissement qui laisserait place à de cruelles conséquences s’il n’était pas respecté.
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Ven 2 Fév - 13:38

et ouai. ça fait mal. tu l'vois dans le regard de milo. tu vois qu'il flippe, tout autant que toi. p'être plus. putain, qui a dit que l'âge était signe de maturité, déjà ? t'en sais trop rien, t'as pas l'impression que ce soit le cas pour lui. tu te mords l'intérieur de la joue, t'essayes de rester calme, mais tu ne peux pas vraiment empêcher une ou deux remarques sarcastiques s'échapper de tes lippes. parce que c'est comme ça. parce que tu t'as besoin de te défendre de lui. t'as besoin de lui montrer qu'il a pas de pouvoir sur toi. pas autant qu'il le croit, du moins. parce que, putain, tu pourrais te foutre en l'air pour lui. tu vas sans doute l'faire. parce qu t'es un peu trop conne, toi aussi. c'est bon, tu peux nous épargner tes remarques, là. tu te pinces les lèvres, tu retiens un soupir, ton regard qui vogue partout, sauf sur milo. adieu, votre relation. adieu, les bons moments passés à deux. adieu, adieu, adieu. tes doigts dans tes cheveux, parce que tu peux pas rester immobile, parce que t'en est incapable. les fois où j’en mets pas, j’m’attends à c’que tu m’arrêtes quand tu sais que t'as sauté ta pilule aux deux jours, pendant le mois. ça va être ta faute, maintenant. de toute manière, c'est la votre à tous les deux, de faute. pas besoin de chercher à compter les points. et pourtant parce que t'as vraiment cru que quand j'suis avec toi, j'suis capable d'aligner deux pensées cohérentes pour me demander si je l'ai sautée aux deux jours ? parce que quand ça arrive, y'a aussi des putain de règles prématurées qui débarque. et jusqu'à preuve du contraire ça, c'est jamais arrivé. tu marmonnes en croisant les bras sur ta poitrine. quoi ? c'est pas faux c'que tu dis après tout. et ... bon. ok. t'as jamais trop réfléchis à savoir si t'avais pris ta pilule ou pas. c'est vrai. mais tu ne l'admettras pas. pas maintenant. pas devant lui. plutôt crevée, sur l'instant. et puis finalement, il te dit que c'est p'être pas le sien. et t'enrages. tu passes du sarcasme à la colère, puis aux larmes. oh joie. ne mets pas tout ça sur moi, putain ! on est deux dans ce beau merdier ! tu t'écroules sur une chaise, ton visage caché dans tes mains tandis que tu essayes de ne pas, tout simplement, exploser en sanglots. on est deux. poppy. personne ne peut le savoir. tu relèves la tête. visage fermé, regard froid. et tu te redresses pour être un minimum (petit minimum) à sa hauteur. ah ouai ? deux ? parce que tu vas m'dire que tu vas l'assumer, mais genre, sans que ça se sache ? me prends pas pour une conne, milo. tu lâches. tu vas jouer aux connards et me laisser me démerder, parce que c'est bien partit pour. tu ajoutes. tu croises les bras sur ta poitrine. ce serait vraiment con que ça se sache, hein. tu lâches soudainement. alors quoi, t'as peur de perdre ton job en sautant des étudiantes ? c'est vachement con ce qu'il t'arrive. tu craches. t'attrapes ton sac, faisant mine de te diriger vers la porte. mais tu veux, t'as besoin qu'il t'arrête. qu'il te retienne. t'as besoin qu'il soit la. au moins un minimum. et ça te crève le cœur que de devoir l'admettre, même si c'est silencieusement et au fond d'ton esprit. mais tu veux pas dépendre de quelqu'un. pourtant, c'est bien parti pour. putain de cœur.
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Sam 3 Fév - 22:26

Le coup de la pilule, c’était bien bas, oui. Comme si elle était la seule à devoir assumer cette charge que de songer aux conséquences. Comme si, parce qu’elle était femme, elle avait à contrôler ce qui pourrait arriver à son corps alors que Milo avait tout autant intérêt à prévenir. Lui qui était pourtant fier défendeur du droit à l’égalité, le voilà qui tout d’un coup tournait le dos à ses principes pour venir cruellement mettre la faute sur le dos de Poppy. Lui remettre leur terrible sort entre les mains. Il était un connard, Milo, tout d’un coup, à chercher n’importe excuse pour se délier des chaînes. Pour passer les menottes à quelqu’un d’autre. « Si j’avais su que t’étais pas seulement tête en l’air par rapport à tes cours ! » Lança Milo, avec une méchanceté qu’on ne lui connaissait pourtant pas. Il n’était pas quelqu’un de bienveillant, de chaleureux ou d’attachant, Milo, mais il n’en était pas méchant pour autant. Jusqu’à maintenant. Il dépeignait Poppy comme l’élève inattentive, qui semble gribouiller sur ses papiers plutôt que noter quoi que ce soit. Et il étendait cela à sa vie toute entière, la traitant comme une irresponsable adulescente. Pourtant, entre les deux, c’était lui qui réagissait le plus comme un enfant devant cet obstacle inopiné. C’était lui le roi de l’immaturité, de l’esquive. À quoi cela servait de se relancer la balle de la faute, si ce n’est qu’à les enfoncer encore plus dans le sable mouvant qui les attirait toujours un peu plus bas, un peu plus creux ? Elle s’assit, et lui, il lui demanda, même l’implora, de n’en parler à personne. Personne ne devait savoir, non. C’était sa vie à lui qui était en jeu. Elle se redressa, et les paroles de Poppy confrontèrent à une réalité dans laquelle il ne s’était pas encore projeté : elle envisageait réellement de le garder. « Bien sûr que j’ai peur de perdre mon job, Poppy ! Putain, mets-toi à ma place ! J’peux faire une croix sur ma carrière si ça se sait ! » Mais elle avait déjà son sac sur l’épaule, elle s’éloignait déjà vers la porte. Sa main avait eu le temps de se poser sur la poignée avant que Milo ne la rattrape et ne dépose la paume de sa main contre la porte. Exerçant une légère pression. Comme pour empêcher Poppy ne serait-ce que d’essayer de l’ouvrir. Son souffle se faisait sentir dans le cou de la jeune femme, elle qui lui tournait le dos, lui qui l’effleurait de son torse. « Je ne saute pas des étudiantes. Y’a que toi, Poppy. Que toi. » Il la tourna vers lui, d’un geste bien plus doux que toutes ses autres paroles crachées comme du venin. Il plongea son regard dans le sien. « J’me suis laissé … prendre au piège. J’ai baissé ma garde avec toi, parce que ce qu’on a est … est plus grand que moi, plus grand que nous. Ce que je ressens avec toi c’est … c’est pas quelque chose qu’on retrouve souvent au cours d’une vie. » Il soupira. Il le savait un peu mieux qu’elle, il avait seize années de plus pour en témoigner. Ce qui n’arrangeait rien au problème, d’ailleurs. Cet écart. « Ta décision est prise … ? J’veux dire … t’es certaine de … vouloir le garder ? » Demanda-t-il, prêt à voir son monde s’écrouler autour de lui.
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Dim 4 Fév - 19:23

si j’avais su que t’étais pas seulement tête en l’air par rapport à tes cours ! t'es en colère. en colère contre milo, en colère contre toi-même, en colère contre le monde. et maintenant tu doutes de ce que tu pensais en entrant dans la pièce. c'est tout aussi ta faute, tu le sais bien, mais tu veux la rejeter sur milo. tu veux te dire que c'est à cause de lui que t'en es la parce qu'il est plus vieux que toi. il est censé être plus mature et plus responsable. censé seulement, parce que depuis plusieurs minutes vous ne faites que de vous renvoyer la balle. comme deux vulgaires enfants qui cherchent à savoir qui a cassé la vitre de la voisine avec son ballon. bien sûr que j’ai peur de perdre mon job, poppy ! putain, mets-toi à ma place ! j’peux faire une croix sur ma carrière si ça se sait ! tu hausses les épaules. tu le sais bien ça, t'en es consciente. plus que. tu te pinces les lèvres et termines par te lever pour te diriger vers la porte. tu sais pas quoi faire. t'es totalement paumée. perdue, apeurée. tu sursautes quand milo vient refermer la porte, pressant contre cette dernière, t'empêchant clairement de t'échapper. tu fermes les yeux en sentant son souffle dans ton dos, en sentant la chaleur de son corps derrière le tien, presque contre toi. et tu donnerais tout pour qu'il te prenne dans ses bras, à ce moment précis. je ne saute pas des étudiantes. y’a que toi, poppy. que toi. tu te mords l'intérieur de la joue en te retournant en sa direction. ton regard qui croise le sien. c'est con, j'savais pas qu'on était exclusifs. tu siffles, toujours en colère, toujours sarcastique malgré les gestes plus doux de milo. j’me suis laissé … prendre au piège. j’ai baissé ma garde avec toi, parce que ce qu’on a est … est plus grand que moi, plus grand que nous. ce que je ressens avec toi c’est … c’est pas quelque chose qu’on retrouve souvent au cours d’une vie. tu fronces les sourcils. t'es pas certaine, de ce qu'il s'passe vraiment au fond de ton esprit. t'es pas certaine de ce que tu commences à ressentir pour lui. bien plus qu'une simple ... amourette. ou bien une obsession. tu te mords l'intérieur de la joue. arrête. tu souffles, la voix tremblante. j'suis qu'une gamine. tu ajoutes en haussant les épaules. ton regard qui quitte le sien, qui s'enfuit finalement. ta décision est prise … ? j’veux dire … t’es certaine de … vouloir le garder ? tu glisses tes doigts contre ton visage, puis dans tes cheveux. je sais pas. tu souffles simplement. tu sais pas ce que tu veux et tu sais pas si tu vas être capable d'assumer réellement ça. tu sais pas si tu vas être capable de tuer ce qui grandit déjà en toi. c'est ... j'en ai rien à foutre du regard des gens. de ce qu'ils peuvent bien en penser si ... si ça arrive. si tu le gardes. et ouai, t'as déjà une réputation de fille facile, donc ... un peu pus ou un peu moins ... mais .. merde. j'peux pas tuer ça. j'peux pas tuer quelque chose de vivant. t'ajoutes en secouant la tête. t'as toujours été de celles qui pointent l'avortement du doigt parce qu'une connerie, faut l'assumer jusqu'au bout, mais toi, t'es pas certaine d'assumer la tienne, de connerie. tu te mords nerveusement la lèvre inférieure. t'as l'impression que ta tête tourne et tu te recules à peine pour pouvoir t'appuyer contre la porte derrière toi.
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Milo Connelly
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Lun 5 Fév - 1:39

Ils s’étaient poussés à bout, mais surtout il l’avait poussée à bout, elle. Au point où elle fuyait, elle le fuyait, elle voulait s’en aller d’ici, s’en aller loin de lui. Sans doute avait-elle totalement raison de vouloir le faire. Milo se montrait lâche, il se montrait indifférent face à ses sentiments à elle, il n’était qu’un égoïste ne songeant qu’à sa carrière. C’était du moins tout ce que ses paroles laissaient comprendre. Pourtant, en son intérieur, le cœur de Milo hurlait vers Poppy. Il voulait qu’elle reste. Qu’ils parlent plus longuement de ça, d’eux, parce que peu importe à quel point il tenait à son poste ici, Milo, il savait aussi qu’il tenait à elle. Il tenait à Poppy. Si au départ elle n’avait été qu’un fantasme de baiser l’une de ses étudiantes, si elle avait été l’objet de son désir, de son plaisir, elle avait dorénavant une place bien plus significative que cela dans sa vie. Il ne voulait peut-être pas se l’avouer, Milo, qu’il était peu à peu en train de glisser, de tomber. Mais il allait bien vite devoir assumer. Assumer quoi ? Tout. Alors sa main se posa contre la porte qui demeura ainsi fermée, empêchant Poppy de s’échapper. Ça ne se voulait pas intimidant, ça ne se voulait pas violent. Il ne voulait juste pas la voir partir. Et alors qu’il partait dans une tirade qui voulait tout dire et rien dire à la fois, Poppy l’implora d’arrêter, dans un murmure. « T’es qu’une gamine, c’est vrai. » Affirma-t-il. Sans doute pas la réponse à laquelle elle s’attendait. « C’est justement ce qui rend ça compliqué. Notre différence d’âge. Mon statut par rapport à toi. Mais … ça n’a rien empêché. Ça ne m’a pas empêché de … » Il releva la tête, leva les yeux vers le plafond, haussant les épaules et soupirant. « De vouloir être avec toi. » De quelle manière, ça Milo ne le révéla pas. Parce que lui-même n’était pas prêt à le croire. Encore moins sachant que cette grossesse pourrait impliquer tellement plus. Et pourtant il devait le savoir, Milo, si Poppy comptait le garder. Leur enfant. La réponse lui faisait peur, certes, mais il ne pourrait se voiler le visage trop longtemps. Ça le rattraperait, tôt ou tard, peu importe la longueur d’avance qu’il prenait. « Poppy … Ce n’est pas … ce n’est pas un meurtre. Il ne faut pas que tu penses comme ça. Jusqu’à la fin du premier trimestre, beaucoup de femmes le font … » Était-il en train de vouloir la convaincre ? Était-il réellement en train d’orienter sa pensée ? Il redevenait l’homme de droit, Milo. Le professeur qui étale ses connaissances mais cette fois, c’était dans un clair objectif de manipulation. Et il se trouvait horrible de le faire.
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Poppy Hopkins
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MessageSujet: Re: when you give me those eyes (poppy)   Mar 6 Fév - 0:04

t'essayes de t'échapper. sans vraiment le vouloir. sans vraiment être certaine de vouloir t'éloigner de milo. parce que t'as beau jouer à la dure, t'as besoin de lui. t'as besoin de son étreinte, t'as besoin qu'il te réconforte et t'as besoin qu'il te dise que tout ira bien, même si ce n'est qu'un mensonge, même si ce n'est qu'une illusion. tu as besoin de cette illusion. besoin de ce mirage, besoin de te dire que ce n'est rien, que ça va passer, que ça ira mieux dans quelques jours. rien n'ira jamais mieux. rien n'ira plus jamais bien. soupir sur tes lippes, tandis que la poigne du brun t'empêche d'ouvrir la porte, que tu te retrouves bien malgré toi face à lui, que ses mots font mal tout autant qu'il font du bien et tu lui souffles d'arrêter. t'es une gamine, une enfant qui se pense plus intelligente et plus belle parce qu'elle attire la convoitise d'hommes plus âgés et plus mûrs. conneries. foutaises. t'es juste une gosse. t’es qu’une gamine, c’est vrai. tu te mords l'intérieur de la joue. évidemment que t'en es une. c’est justement ce qui rend ça compliqué. notre différence d’âge. mon statut par rapport à toi. mais … ça n’a rien empêché. ça ne m’a pas empêché de … de vouloir être avec toi. tu secoues la tête de gauche à droite. tu te mords l'intérieur de la joue, tu te pinces les lèvres et t'essayes de ne pas paniquer, de ne pas laisser tes émotions prendre le dessus sur ce qu'il se passe dans ton esprit. tu dois rester lucide. arrête. tu souffles une nouvelle fois comme si tu n'étais capable que de ça. c'est pas possible. alors arrête. tu ajoutes, la gorge nouée, une boule dans l'estomac. presque littéralement. tes doigts qui viennent jouer avc une de tes mèches de cheveux. poppy … ce n’est pas … ce n’est pas un meurtre. il ne faut pas que tu penses comme ça. jusqu’à la fin du premier trimestre, beaucoup de femmes le font … tu relèves la tête, les sourcils froncés, te redressant autant que tu peux pour l'observer avec un regard noir. alors parce que tous l'monde le fait, faut juste être un putain de mouton ? tu craches. et si tous les hommes viennent à se jeter d'une falaise, tu vas les suivre bêtement et sauter dans l'vide ? tu arques un sourcil. tu veux pas. tu veux pas l'écouter. tu veux pas, t'es paumée, perdue, tu sais pas quoi faire et ça te fait paniquer, à l'intérieur. t'as pas l'droit de m'influencer ... tu couines faiblement, te recroquevillant un peu sur toi-même, les épaules rentrées et le regard fuyant.
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